Histoire du skimboard

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Le skimboard est un sport de glisse, dérivé du Surf pour la glisse et du Skate pour les manœuvres.

Il consiste pour les débutants à glisser sur le bord de l’eau, au dessus de la pellicule d’eau du bord de plage. Mais la véritable pratique consiste à surfer la vague qui brise au bord (shorebreak).

 

Un peu d’Histoire :

Les Polynésiens le pratiquait déjà dans les années 1930, à l’aide de simples planches de bois massif aux bords arrondis, puis après guerre les américains avec des modèles en contreplaqué.
La légende dit que la mode du skimboard moderne aurait été lancée par hasard, à Laguna Beach sur la côte californienne dans les sixties, par un lifeguard ne sachant plus quoi faire de sa planche de surf aux dérives cassées.  Il l’aurait jetée sur le bord de l’eau pour la faire glisser et aurait finalement découvert un nouveau jeu, un nouveau sport !

Le skimboard apparaît sur les plages françaises vers 1960, sur la côte basque, sous la forme d’un lourd disque de contreplaqué de 60 cm surnommé «RONDO» (rond d’eau) mais tomba rapidement dans l’oubli.
C’est seulement dans les années 1990 que les planches de skimboard font leur retour sur les plages, notamment en France avec le boom du Surf et de ses sports dérivés.

Fabriquée à partir d’un pain de polyuréthane léger, stratifié comme une planche de surf (fibre et résine), la plupart importées des USA . Un français, Manu Lucot et sa marque EDEN se lança spécifiquement sur le créneau, et propose aujourd’hui toute une gamme de produits à tous les prix.

Progressivement, grâce à l’apparition de nouveaux matériaux plus performant offrant plus de solidité et de portance, le nombre d’adeptes se développa en France et partout en Europe.

1988 : premier Championnat de France, à Biarritz
1992 : la discipline intègre la Fédération française de surf  qui parraine l’ensemble des compétitions nationales de skimboard

Depuis, ce sport est très populaire auprès des nations européennes pratiquantes du Surf (Espagne, Royaume Uni, Portugal) mais l’on constate un élargissement des frontières à de nombreux pays émergents de bord de mer ainsi que la pratique du Flat au sein de pays qui possède lacs ou bords de mers, même sans vagues.

De grandes marques américaines sont aujourd’hui commercialisées en Europe (Victoria, Exile, Zap) mais de nouvelles marques européennes de qualité sont aussi bien représentées sur le marché (Eden, Dune,…)

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Les planches :

La planche est de forme ovale, mesure environ 1m30 de longueur, 40 cm de large et entre 1 et 2,5 cm d’épaisseur. Poids environ 1Kg. Pas de dérives (les cotes dépendent du gabarit du Skimboarder)

Le débutant utilisera généralement une planche en contreplaqué vernis, aux formes simples mais plus lourde, disponible dans la plupart des surf shops pour un prix abordable.
Le pratiquant confirmé choisira une planche en matériaux composites (époxy ou polyester) + fibre de verre. La fabrication, plus chère, requiert autant d’attention et de précision que les modèles de planches de surf.
Le professionnel emploiera une planche de même type mais avec des matériaux composites (fibre de carbone ou tissus de verre spéciaux S-glass) et des rails plus aigus gagnant en poids et en radicalité lors des manœuvres.

La pratique :

Le Basic : Les débutants s’entraînent à glisser à plat, en utilisant la fine couche d’eau qui recouvre les grandes étendues du bord de la plage à marée basse. Cet effet d’aquaplanning (fine pellicule d’eau qui s’accumule entre sa surface et le sable) provoque de longues et rapides glissades, sans danger.
On lance sa planche, même avec une faible vitesse de course, et l’effet savonnette de la planche permet de glisser sur plusieurs mètres, autorisant des  figures de rotation grâce au déplacement de son corps et de ses bras.

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Le Flat : Certains riders effectuent des figures acrobatiques proche du skateboard et en ont fait une discipline à part dans la pratique de ce sport. Le Flat peut aussi se pratiquer sur toute surface offrant un terrain de glisse de bord de l’eau (lac, étang, mer sans vagues…)

Le Surf : Le surf du Shore break est la pratique la plus recherchée. Il  nécessite un apprentissage assez long, une bonne technique et une excellente condition physique.
Le skimboarder s’élance en courant depuis la plage avec sa planche en main puis la jette devant lui à quelques mètres de la vague qui va briser. Il saute rapidement sur la planche et utilise sa vitesse de course pour rejoindre le shore break.  L’énergie de la vague qui déroule lui permet alors d’effectuer des manœuvres et surfer la vague tout le long du bord de la plage.

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Les différentes phases sont tout d’abord l’anticipation avec la lecture de la vague qui se forme au large et l’endroit où elle va déferler. Puis la vitesse de course (accélérer et effectuer un démarrage rapide sur du sable mou et humide est la clé de la saisie d’une vague. Il faut en effet arriver avec le maximum de vitesse pour accompagner le mouvement de la vague et la rattraper juste avant son déferlement) puis précision et agilité (monter d’un coup sur la planche que l’on jette sous ses pieds devant soi) et enfin sens de la glisse avec une planche sans dérives (fluidité des manœuvres et vitesse de surf d’une vague hyper creuse du bord)

La configuration de la plage et les conditions de vagues sont particulièrement importantes. La plage et le fond doivent impérativement être sablonneux, sous peine d’impossibilité de pratique (glisse de la planche sur le bord de plage et danger des chutes).

La marée : Le choix du bon timing de marée est un facteur notable à prendre en compte avant chaque session. A marée trop haute les vagues dérouleront en brisant trop brutalement, ne laissant pas assez voire aucune de surface de course, et à marée trop basse le phénomène de shorebreak ne se produira pas ou pratiquement plus. Les petits coefficients de marée et leur faible amplitude favorisent souvent des sessions plus longues et de qualité.

Le vent : Il ne doit pas être trop fort mais suffisant pour pousser la houle et lisser le creux de la vague.

On distingue principalement deux types de vagues :
Le liner est une vague qui s’enroule sur une pointe de sable ou une baie et permet une longue glisse en suivant son enroulement.
Le side est une vague qui casse sur une pointe rocheuse pour se reformer plus amplement. Sur certains spots, il arrive que 2 vagues se rejoignent et se heurtent en créant une nouvelle vague, plus grosse et plus creuse. Il est alors possible, grâce à la vitesse acquise, de passer d’une vague à l’autre, bénéficiant de l’énergie des 2 vagues conjuguées.

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La technique :

Contrairement à la pratique du Flat, la maîtrise de la montée rapide sur la planche est fondamentale, car pour surfer une vague la vitesse de glisse doit être importante.

La distance à parcourir avant d’atteindre le cœur de la vague doit porter le skimboarder, y compris sur de l’eau semi profonde.  Si la vitesse est insuffisante, la planche coulera irrémédiablement avant d’atteindre la vague, et si la position des pieds sur la planche est en déséquilibre la chute est instantanée et parfois douloureuse ; Quel skimboarder n’a jamais goûté au contact brutal du sable mouillé abbrasif  et enduré des traumatismes articulaires aux chevilles, poignets et nuque…

Classic : vous lancez la planche devant vous, vous courez pour monter dessus. C’est la technique de base utilisée par les débutants et les pratiquants du « Flat ». Insuffisant pour s’attaquer aux vagues.

Pumping : La technique du « pumping » s’applique si l’on veut prendre une vague plus éloignée de la plage que les autres. Une fois sur la planche, en glisse d’approche de la vague, on effectue un mouvement de pompe pied arrière pied avant pour prendre de la vitesse. La planche effectue de petits bonds pour rejoindre la vague.

Desaxed : Une technique qui permet d’augmenter la distance parcourue, afin d’aller chercher la vague plus loin. Il s’agit, une fois debout sur sa planche, de faire pivoter sa planche en travers et faciliter la circulation de l’eau sous la planche pour rejoindre la vague et la récupérer.

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Les figures (Tricks) :

En général, les figures sont très similaires à celles du skateboard. L’avantage de ne pas avoir de dérives autorise une glisse et des figures très acrobatiques jusque sur la section de la vague à la limite du sable.

Rotations : Effectuées en Flat, ce sont les figures les plus faciles à exécuter. Il s’agit tout simplement de tourner sur soi-même avec la planche en utilisant sa main posée sur l’eau ou dans le sable d’un côté de la planche. On peut effectuer différents degrés de rotation : 360° (un tour complet) 720° (deux tours).
Cette figure peut aussi s’effectuer sur la vague ou en fin de vague.

Ollie : On décolle de l’eau avec la planche grâce à une impulsion sur l’arrière de la planche avant de sauter. Permet aussi de franchir la mousse d’écume au bord avant d’atteindre le creux de la vague à surfer.

Shove-It : On fait tourner la planche en demi rotation (ou plus selon le niveau) sous ses pieds en décollant ses pieds de la planche afin de pouvoir laisser tourner celle-ci. Peut se réaliser  en cours de surf ou en fin de vague.

Pop Shove-It : Variante du Shove-it, mais en la décollant de l’eau grâce à une impulsion avant de faire tourner la planche. Cette figure est pratiquée par les skimboarders expérimentés.

Floater : On surfe le dôme de la vague pour redescendre un peu plus loin sur une autre section de la vague.

Big Spin : Combinaison d’un Shove It et d’une rotation 180°. La planche tourne et le corps aussi (dans le même sens ou non)

Bigger Spin : 360 Shove It + rotation du corps

Air : Grâce à la vitesse acquise, on s’éjecte au dessus du dôme de la vague. Possibilité de retomber dans le creux de la vague et de continuer à surfer.

Tube : Identique au Surf, on se freine au cœur de la vague pour se laisser recouvrir par la lèvre de la vague.

Le saviez-vous ?

Grinch : Outil de traction mécanique qui permet, depuis la plage ou à bord d’un bateau, de tracter le skimboarder via une corde et un palonnier afin de lui donner le maximum de vitesse pour rejoindre le creux de la vague et y pratiquer des figures aériennes. Pratique exclusivement réservée aux skimboarders déjantés !
Jeté de sable : Avant de s’élancer dans sa course pour saisir la vague, le skimboarder projette à l’aide de son pied quelques poignées de sable sur le dessous de sa planche, à l’avant. Ce geste n’est pas un code secret de sa confrérie ni un tic pour chasser le sable mouillé de ses doigts de pieds. Il s’agit juste d’utiliser le sable ainsi collé sur la planche pour éviter qu’elle ne s’envole et se retourne lors qu’il la jettera devant lui avant sa montée !
Pêcheurs à la ligne : ennemi juré ses skimboarders avec lesquels ils ne supportent pas de partager leur aire de jeu…
Chien : Ami fidèle du skimboarder qui l’accompagne fréquemment dans sa course au bord de l’eau et dans sa chute sur le sable !
Crabe : Animal marin qui partage avec le skimboarder son style de course rapide au bord du rivage et son goût pour l’ingestion du sable

Bonne session et soyez vigilants lors de votre pratique avec les personnes sur la plage et au bord de l’eau !

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Button with the colours of the United KingdomThe skimboard is a gliding sport, derived from Surf for the glide and Skate for manoeuvers. For beginners it consist to slide on the edge of the water above the water film of the beach. But the real practice is to ride the wave that breaks on the edge (shorebreak).

History :

The Polynesians already practiced in the 1930s, using simple planks of solid wood with rounded edges and the postwar American models with plywood.

The legend says that the fashion of skimboard allegedly thrown by chance, Laguna Beach on the California coast in the sixties by a lifeguard not knowing what to do with his surfboard fins broken. He would have thrown over the edge of the water to drag and have finally found a new game, a new sport !

The skimboard appears on French beaches around 1960, on the Basque coast, in the form of a huge disk of plywood 60 cm nicknamed « RONDO » (round water), but quickly fell into oblivion.

It was only in the 1990s that skimboard boards are back on the beaches, especially in France with the boom of surf sports and its derivatives.

Boards:

The board is oval, measuring about 1.30m long, 40 cm wide and between 1 and 2.5 cm thick. Weight about 1kg. No fins (dimensions depend on the size of skimboarder)

The beginner usually use plywood board varnishes, simple shapes but heavier, available in most surf shops for an affordable price.

The confirmed practitioner chooses a board composite (epoxy or polyester) + fiberglass. Manufacturing, more expensive, which requires much attention and precision models of surfboards.

The professional will use a board with the same type of composite materials (carbon fiber or glass fabrics special S-glass) and sharper rails winning weight and radicalism during maneuvers.

Practice:

The Basic: Beginners will try to slide on the flat, using the thin layer of water covering large areas of the beach at low tide. This effect of aquaplaning (thin film of water that accumulates between the surface and sand) causes rapid and long slides, safe.

He launches his board, even with a low running speed, and the effect of soap allows the board to glide over several meters, allowing rotation of figures by moving his body and arms.

The Flat : Some riders perform tricks close to skateboard and made a separate discipline in the practice of this sport. The Flat can also be practiced on any surface with a golf gliding on the water (lake, pond, sea without waves …)

The Surf : The surf break is the Shore’s most sought practice. It requires a fairly long learning, good technique and excellent physical condition.

The current skimboarder rushed from the beach with his board in hand, then throws a few meters ahead of the wave will break. He quickly jumped on board and uses his speed to race to reach the shore break. The energy of the wave that carried him then allows maneuvering and surfing the waves along the beach.

The different phases are first reading with anticipation of the wave forms off and where it will hit. Then, running speed (speed and make a quick start on soft sand and wet is the key to entering a wave ; You should indeed get the maximum speed to accompany the movement of the waves and catch just before it break) and precision and agility (get a shot on the board that are thrown at his feet in front of you) and finally the sense of gliding with a board without fins (fluidity of surfing speed maneuvers and a hyper wave hollow edge)

The configuration of the beach and wave conditions are particularly important. The beach and sandy bottom must always be, otherwise unable to practice (slides from the board on the beach and risk of falls).

Tide : Choosing the right timing tide is a significant factor to consider before each session. When the tide is too high the waves breaking place too abruptly, leaving not enough or no surface course, and the tide too low shorebreak phenomenon will not occur or virtually. Small coefficients often encourage longer sessions and quality.

The wind shouldn’t be too strong but enough to push the swell and smooth bottomed.

There are basically two types of waves :

The liner is a wave that rolls on a spit of sand or a bay and allows a long glide along its winding.

The side is a wave that breaks on a rocky point to reform further. On some spots, sometimes two waves meet and collide, creating a new wave, larger and more hollow. It is possible, thanks to the momentum, to move from one wave to another, benefiting from the combined energy of the two waves.

Technique :

Contrary to the practice of Flat, control the quick stand is fundamental, because to surf a wave you should have a good gliding speed

Distance to go before reaching the heart of the wave must bear the skimboarder, including semi deep water. If the speed is insufficient, the board will flow before reaching the wave, and if the position of the feet on the board is imbalance or instantaneous, sometimes it’s painful ; Who has never tasted the sudden contact of wet sand abbrasif and joint injuries endured ankles, wrists and neck ? …

Classic :  you run with the board, jump on it. This is the basic technique used by beginners and practitioners « Flat ». Insufficient to tackle the waves.

Pumping: The technique of « pumping » applies if you want to catch a wave farther from the beach than others. Once on board, slide in the wave approach, we perform a movement back foot pump front foot to pick up speed. The board makes small jumps to join the wave.

Desaxed : A technique used to increase the distance traveled to fetch wave further. It is, once standing on his board, rotate the board across and facilitate the flow of water under the board to join the wave and recover.

Tricks :

Generally, the tricks are very similar to skateboarding. The advantage of not having to drift slides and allows a very acrobatic figures onto the section of the wave at the edge of the sand.

Rotations : Carried out in Flat, the figures are the easiest to execute. It is simply turning on itself with the board using his hand on the water or in the sand on one side of the board. We can make various degrees of rotation: 360 ° (a full turn) 720 ° (two turns).

This figure can also be done on the wave or at the end.

Ollie : One off water with the board with a pulse on the back of the board before jumping. Can also cross the foam froth at the edge before reaching the trough of the wave to surf.

Shove-It : the board do a half rotation (or more depending on level) under her feet, taking off his feet from the board in order to keep running it. Can be achieved during surfing or wave end.

Pop Shove-It : Variant of Shove-it, but taking off the water with a pulse before turning the board. This figure is practiced by experienced skimboarders.

Floater : It surfs the wave dome down a little further on another section of the wave.

Big Spin : Combination of Shove It and a 180 ° rotation. The board rotates and the body also (in the same sense or not)

Bigger Spin : 360 Shove It + body rotation

Air : With momentum, it pops above the dome of the wave. Possibility of falling into the trough of the wave and continue browsing.

Tube : Same as surfing, it is at the heart slows down the wave to leave covered by the lip of the wave.

Did you know about that ?

Grinch : tool of mechanical drive which allows, since the beach shore or aboard a boat, to tow the skimboarder via a rope and a palonnier to give him the maximum of speed to join the heart of the wave and practise air figures. Practice exclusively reserved for the crazy skimboarders !

Sand throwing: Before dashing in his race to seize the wave, the skimboarder throws by help of its foot some handles of sand on the bottom of its board, in front. This gesture is not a secret code of its brotherhood nor a trick to chase away the wet sand of the toes. It is just a question of using the sand so stuck on the board to avoid that it flies away and turns around while he will throw the board in front of him before his jump on the deck !

Fishermen : sworn enemy of skimboarders with which they do not handle to share their playing ground …
Dog : faithful Friend of the skimboarder who accompanies him frequently in the runnin at the water’s edge and in the fall on the sand !
Crab : marine Animal which shares with the skimboarder its style of fast running at the edge of the bank and its taste for the ingestion of the sand

Have a good session and keep eyes open during your practice with the persons on the beach and at the water’s edge !