Derrière l’objo de Remy Dugoua

bannertest

En exclu l’interwiew de mon pote et de notre photographe préféré Remy Dugoua.

C’est grâce à des personnes comme lui que le Skimboard monte en puissance dans notre belle Republique bananière…  

attachment

SE: Pour commencer quelques mots sur toi…?

RD: Rémy « R3m’s » DUGOUA aka le gonze au bord de l’eau avec son appareil photo aka le gonze qui gueule dans l’eau avec son hublot fluo. 30 ans mais encore 20, 15 ans dans le milieu skim, dont une bonne dizaine a essayer de monter sur ma planche et 5 grosses années a essayer d’immortaliser notre sport du mieux que je peux avec un boitier photo !

 

SE: Quel style de photo apprécies-tu le plus ?

 28456_398924758217_1120971_nRD: Les photos en peau de bête dans une yourte avec des cerfs en slip…Non sans dec’ j’aime tout dans la photographie, du landscape, au portrait, passant par la street photographie et les watershots. Les mecs qui font de la street photo sont des tueurs, saisir LA photo qui marche au bon instant, avec le bon happening la bonne compo, c’est du sacré boulot. Faut avoir l’œil et être attentif à tout. 1 seconde avant ou après et ta photo ne marche pas. C’est gros respect. Plus ça va et moins j’aime les clichés artificiels où ça pu le Photoshop à plein nez, où tout est retouché. Disons que ce n’est pas trop ma came. Sublimer le réel ou lui être fidèle ça marche sans trop retoucher, alors pourquoi passer des heures carrées en post production ?

SE: Qu’est ce qui fait une photo réussie pour toi?

RD: Ya pas de recette pour réussir une photo, mais disons que certains ingrédients aident à rendre un cliché plus réussi à mes yeux. Je privilégie le côté émotionnel, avec des ambiances et des sujets qui baignent dans un contexte. La photo de sport ça peut vite devenir chiant comme un vieux porno si ya pas d’âme dans les clichés. Un rider une vague un photographe, clic clac boom, ça peut aller vite. Mais ce qui fait que le spectateur lambda aime un cliché c’est aussi l’atmosphère, et l’ambiance qui se dégage du truc. TU montres 30 wraps a quelqu’un au bout d’un moment ça gonfle. Par contre intéresser le quidam de base avec des photos d’action, là c’est challenge.

SE: Qu’est-ce que la photo t’apporte ?

RD: Paix et sérénité. Ahaha (rires) non la photo me permet d’exprimer des idées, des émotions, de témoigner de plein de choses qui se passent, et tenter de les sublimer. Ça m’apporte de la distraction et du challenge perso.

SE:  Quel est l’aspect le plus difficile pour les photos aquatiques ?

attachment-1RD: La photo aquatique génère beaucoup de déchets dans la mesure où tu shootes sans trop viser, surtout au fisheye. C’est pas difficile faut juste avoir quelques bons gestes. Faut déjà bien tenir son matos histoire de bien cadrer et pas le ramasser au fond de l’eau avec les bulots à chaque vague, se tenir dans la bonne zone qui est souvent la zone d’impact, histoire d’être le mieux placé pour l’action. Le célèbre photographe de guerre Raymond Capa disait « Si vos photos ne sont pas bonnes c’est que vous n’étiez pas assez près ». Cette citation s’applique assez bien aux watershots, en gros si tu veux la bonne photo faut être prêt à ramasser un minimum. Y’a qu’a voir comment Clark Little se fait valdinguer dans le shorebreak Hawaiien.

SE: Qui sont tes artistes de référence ?

RD: Dans le skim, je n’ai pas de référence. Je suis pas mal inspiré par certains photographes de surf comme Chris Burkard, Morgan Maassen, Ray Collins, Dane Peterson qui font passer la simple photo de Surf/action au rang artistique. Ces mecs trouvent le bon équilibre entre esthétisme, action, et émotion. Un contexte comme une montagne enneigée, au second plan un ciel plombé et un surfeur en bas à droite, tout ça donne une autre dimension à l’action. Le barrel pour le barrel sous les cocotiers c’est lassant, faut accrocher des sensations variées pour divertir tout le monde !

SE: Quels sont tes spots de rêves pour le shooting photo ?

RD: Je ne suis pas difficile, tu me files une vague, 2-3 bons riders, Mexique, Etats Unis, Brésil, caissonFrance, et autres contrées….on va vite trouver moyen de s’amuser.

SE: En tant que Skimboardeur (ou photographe), un jour parfait pour toi ?

RD: Une vague avec de la taille, une belle lumière de fin de journée, des filles qui crient mon nom sur la plage ahahahah. Non mais parfois ya une certaine magie en fin de journée, genre t’aimerais que ce moment dure pour l’éternité, alors qu’en fait tout va s’arrêter quand le soleil va se coucher.

SE: Combien pèse ton équipement ?

RD: Un âne mort du Poitou …Sur le sec boitier plus téléobjectif je dirais genre 4 kilos, mon dernier jouet pour aller dans l’eau doit bien peser 10kg, je vais finir l’été comme Jason de Houston tout musclé !

SE: Quels sont les contraintes d’un photographe ?

RD: Un Photographe qui se plaint d’avoir beaucoup de contraintes c’est pas un bon photographe. ON doit s’accommoder de tout, faire avec certains éléments, transformer une lumière crado en atmosphère. Un bon photographe c’est un gars qui s’adapte. Pas un type qui fait toujours ses photos dans un environnement hyper calculé et rien d’autre. Du moins c’est ma façon de voir le truc.

attachment

QUIZZ RAPIDO

Printemps ou automne ?

Printemps! Automne Hiver je meurs !

Argentique ou numérique ?

En ce moment je pense beaucoup argentique et j’en shoote. Pas mal de photos qui me font rêver sont sur péloche. J’ai commencé sur du numérique. Pour moi faire les 2 c’est une chance incroyable. Je laisse les puristes se battre. Les démarches sont différentes, il est clair que faire de la péloche pousse à réfléchir plus, puis les rendus ne sont pas les mêmes ! Moi j’aime les 2 !

Du bord ou dans l’eau ?

Dans l’eau c’est cool, t’es dans l’action avec les gars, tu leur gueules dessus, tu vois leurs tronches quand ils te frôlent et les vagues paraissent vite plus grosses. Hors de l’eau tu as plus de recul, tu peux calculer d’autres angles et plus te déplacer. Les 2 ont leurs avantages

Cabo ou Rio ?

Cabo pour la taille des vagues, la couleur de l’eau et la tequila, et Rio pour la ville en arrière plan et les bols d’acai après la session.

Bière ou vin ?

Vin !! hey mec on est au pays du pinard ou bien ?

Long ou tandem ?

Long c’est trop la classe, regarde tous ces gonzes comme Joël Tudor, Alex Knost, Harrison Roach ces types rident des longs avec un style de tueur.

Tropicale ou continentale ?

Je ne suis pas difficile, du moment qu’elle m’aime !

Mot de la fin ?

C’est n’est que le début…

                                   Sinar Rémy small

 

BEHIND THE LENS OF REMY DUGOUA French Skimboarder & Photograph

Button with the colours of the United KingdomIn outcast the interwiew of my buddy and our preferred photographer Remy Dugoua. Thanks to this kind of guys, Skimboard increases in importance in our beautiful banana Republic …

SE : To begin some words about you ?

RD : Rémy  » R3m  » DUGOUA aka « the gonze » at the water’s edge with his camera aka the gonze which bawls in the water with its fluorescent porthole. 30 years but looks 20, 15 years in the skim world, with about ten years to try to stand on my board and 5 big years to try to immortalize our sport as best I can with a case photo !

SE : What kind of picture do you appreciate ?

RD : photos of animal in a yurt with deers dressed with a pair of underpants … I’m joking ‘ I love everything in the photography, landscape, portrait, street photography and watershots. Guys who make street photo are killers, to capture THE photo that works at the right moment, with the good happening the good composition, it is a sacred job. Needs to have the eye and to be attentive to everything. 1 second before or later and your photo is made of a mess. It is big respect. I hate artificial pictures stinking Photoshop, where everything is retouched. Let us say that it is not too much my drugs. To sublimate the reality or to be faithful to it, it should works without altering, then why spend hours stuck in post-production?

SE : what makes a photo a success for you ?

RD : Ya no recipe to make a success with a photo, but let us say that certain ingredients help to return a more successful picture for me. I favor the emotional side, with atmospheres and subjects which soak in a context. The sporting photo can fast become boring, as an old porn if ya no soul in your picture. A rider, a wave, a photographer, click snap boom, that can go fast. But what makes that the average spectator likes a picture is also the atmosphere, and the atmosphere which gets free of the thing. YOU show 30 wraps to somebody, after a while it sucks. On the other hand to interest the basic fellow with photos of action, the real challenge is here.

SE : what does photography brings you ?

RD : Peace and serenity. Ahaha (laughter) No, photography allows me to express ideas, feelings, to testify height of things which take place, and to try to sublimate them. For me it’s entertainement and personal challenge.

SE : what is the most difficult aspect for aquatic photos ?

RD : The aquatic photo generates many waste as far as you shoot without aiming too much, especially with fisheye. It is not difficult, just needs to have some good gestures. Already needs to hold tight your material not to collect it at the bottom of the water covered with whelks, in every wave you chase. Being in the good zone which is often the zone of impact, just to be at the best place for action. The famous war photographer Raymond Capa said  » If your photos are not good it’s because you were not close enough « . This quotation applies well enough to watershots, roughly if you want to capture the good photo, you need to be ready to get tons of water buckets on your head. Just see how Clark Little pick himself up in hawaian shorebreak…

SE : who are your reference artists ?

RD : In the skim, I have no reference. I am pretty inspired by certain photographers of surfing as Chris Burkard, Morgan Maassen, Ray Collins, Dane Peterson who make the simple photo of Surfing / action turn into the artistic row. These guys find the good balance between aestheticism, action and emotion. A context as a snowy mountain in the background, a grey sky and a surfer in the low right of my lens, all that stuffs gives another dimension to the action. The barrel for the barrel, under coconut palms is really boring, needs to hang on various sensations to interest everybody !

SE : What are your dream spots for photo shooting ?

RD : I am not difficult. Mexico, United States, Brazil, just spins me a wave, 2-3 good riders,  I will fastly have a lot of fun

SE : as Skimboarder (or photographer), a perfect day for you ?

RD : A sizing wave, a beautiful light of the end of day, girls shouting my name on the ahahahah beach. No, but sometimes ya a certain magic, at the end of the day, like you would love this moment lasts for all eternity, while you know it’s going to stop when the sun is going down on the horizon line.

SE : how much weighs your equipment ?

RD : Heavy like a donkey from Poitou district … Case plus Telephoto lenses, I would say like 4 kilos, my last toy to go to the water weigh about 10kg, I am going to finish the summer season as Jason from Houston !

SE : What are the constraints of a photographer ?

RD : A Photographer who complains to have many constraints is no good photographer. WE have to adapt of everything, make with certain elements, transform a dirty light into atmosphere. A good photographer is the guy who adapts himself. Not just a guy who always makes his photos in an hyper calculated environment and nothing else. At least it is my way of seeing things the stuff.

RAPIDO QUIZZ

Spring or autumn ?

Spring! Autumn Winter I die !

Argentic or digital ?

At the moment I’m in argentic culture and I shoot a lot with it. Quite a lot of photos which make me dream are on film roll. I began on the digital technology. For me both are incredible. I let the purists fight. The steps are different, it is clear that to make tons of film rolls makes you think about it, then the depictions are not the same! I I still like both !

From the edge or in the water ?

In the water it is cool, you’re in the action with the guys, you bawl them above, you see their faces when they touch you and waves seem fast bigger. Outside the water you have more backward movement, you can calculate other angles and more move. Both are interesting.

Cabo or Rio ?

Cabo for the size of waves, color of the water and tequila, and Rio for the background city and the bowls of acai after the session.

Beer or wine ?

Wine !! Hey guy we are in the country of the wine either ?

Lonboard or tandem ?

Longboard is real class, looks at all these guys as Joël Tudor, Alex Knost, Harrison Roach these chaps rides with killer style.

Tropical or continental ?

I am not difficult, since she loves me !

Last word ?

It is is only the beginning …

2 réflexions au sujet de « Derrière l’objo de Remy Dugoua »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>